F
21/06/2005 22:23 par larry
Au château de Chambord, François 1er aimait s'isoler dans une pièce dont la porte était marquée du F royal. Il y restait enfermé de longues heures. C'était une vaste pièce sobrement meublée, dont les murs ornés de tentures rouges renvoyaient une lumière écarlate. Nul n'a jamais su ce qu'y faisait le roi; son entourage a seulement pu témoigner que quand il en sortait, après toutes ces heures, son regard était transformé, plus vif, plus perçant, et son attitude changeait jusqu'au lendemain. Voila, voila ...
Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : "Je m’endors." Les appels étaient tellement longs et pénibles, que, parfois, tu tombais sur le sol gelé, et tu t'endormais. Cette entrée dans le sommeil était un bonheur ineffable. Le réveil par celle qui était ta voisine et qui, ainsi, te sauvait la vie, était une douleur insupportable. En écrivant la phrase ci-dessus, de mémoire, je pleure....
... Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.
Y'a des matins comme çà...
Aujourd'hui, jour des barbecues franciliens. Le bonnezeaux a fêté la libération de Florence Aubenas.
Stephen, de Bagdad, m'avait téléphoné la bonne nouvelle vendredi. Les médias n'en ont parlé que plus de 24 heures après. Etrange...
Stephen sait tout sur tout, je ne sais pas, moi, comment il fait, lui, le sait, évidemment.
Les cendres sont encore chaudes.
L'administration a adopté le doux prénom d'Adèle, contraction d'Administration électronique, pour baptiser un programme multimédia destiné à améliorer les rapports entre le service public et les usagers.
Voila une bonne nouv'aile.
...Eteins-toi, éteins-toi, courte flamme!
La vie n'est qu'une ombre en marche...
Certains jours sont un peu bleus. Faut-il chercher la raison, l'ignorer, la deviner ?
Ce matin, dans l'avion, que j'ai pris très tôt, pour Perpignan, où mes affaires m'attendaient - j'aimerais bien savoir quels sont mes interlocuteurs; le marché est en train de changer de main - j'étais assis à côté d'Isabelle A. Elle m'a appris qu'elle venait d'acheter une maison perdue dans la montagne près de Céret, loin de tout, à plusieurs kilomètres de la route et des premiers voisins.
La sécurité de sa nouvelle demeure semblait la préoccuper au-delà du raisonnable.
Hier, à l'Elephant Rouge, retrouvailles avec Marc B. toulousain perdu de vue depuis 30 ans.
On a égrené souvenirs et anecdotes. Il fut pendant 10 ans au cabinet de Douste, il nous a raconté plein de potins croustillants. La mésaventure de Chirac pendant son voyage officiel en Chine valait son pesant de grattons de moutarde sèche.